mardi 15 mai 2012
mercredi 9 mai 2012
Amnesty International exhorte la Russie à revoir ses lois anti gays après la condamnation d'un militant à une amende (communiqué de presse)
Un éminent défenseur russe des
droits des personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres et intersexuées
(LGBTI) est devenu la première personne condamnée à une amende pour diffusion de
« propagande gay » en vertu d'une nouvelle loi en vigueur à Saint-Pétersbourg,
après avoir mené une action de protestation à la mairie avec une affiche sur
laquelle était écrit le message « l’homosexualité n’est pas une
perversion ».
Nikolaï Alexeïev a annoncé la
nouvelle de sa condamnation sur Twitter vendredi 4 mai : « Qui peut aller payer
mon amende pour propagande gay à St-Pétersbourg ? 5 000 roubles, 130 euros,
180 dollars ».
Nikolaï Alexeïev a été déclaré
coupable de faits érigés en infraction depuis mars 2012 seulement, lorsque
Saint-Pétersbourg, deuxième ville du pays, a adopté une loi visant à lutter
contre la « propagande gay », suivant l'exemple de régions telles que celles
d'Arkhanguelsk et de Riazan.
Amnesty International, qui à
l’époque avait demandé à Saint-Pétersbourg de ne pas promulguer cette loi,
dénonce cette condamnation.
« Ce genre de loi menace la
liberté d’expression et alimente les discriminations à l’égard de la communauté
LGBTI de la ville », a déploré John Dalhuisen, directeur du programme Europe et
Asie centrale d’Amnesty International.
Dans la pratique, ces nouvelles
lois interdisent la tenue d’événements publics et de manifestations LGBTI, sous
couvert de protection des mineurs. Même les brochures d’information en matière
de droits, d’assistance ou de conseils destinées à ces groupes sont susceptibles
de voir leur contenu ou leur diffusion limités.
Il est à craindre que cette loi
bafoue le droit à la liberté d'expression et de réunion, ainsi que celui à la
non-discrimination et à l'égalité devant la loi. Ces droits sont garantis par
des traités internationaux relatifs aux droits humains, auxquels la Russie est
partie.
« Cela contribue en outre à un
climat d'hostilité et de violence envers les LGBTI », a déclaré John
Dalhuisen.
Amnesty International
s’inquiète particulièrement du fait que des projets de loi visant à interdire la
« propagande homosexuelle » soient à l’étude dans d’autres régions, telles que
celles de Samara et de Novossibirsk.
Un projet de loi similaire a
par ailleurs été introduit à la Douma d’État fin mars.
Nikolaï Alexeïev a annoncé
qu’il ferait appel de la décision. Si une instance judiciaire supérieure de
Saint-Pétersbourg confirme la décision de vendredi 4 mai, il saisira la Cour
constitutionnelle de Russie, puis la Cour européenne des droits de l’homme à
Strasbourg.
Youri Loujkov, l’ancien maire
de Moscou, a qualifié les défilés gays de « sataniques » ; son successeur,
Sergueï Sobianine, a déclaré qu’il désapprouvait les rassemblements gays parce
qu’ils peuvent heurter les convictions religieuses de nombreux
Russes.
LETTONIE : SOUTENEZ LA BALTIC PRIDE (Pétition)
Monsieur le Ministre,
Pour célébrer la diversité et promouvoir les droits des personnes LGBT, les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT) des pays baltes font leur marche des Fiertés annuelle (Baltic Pride) le 2 juin prochain à Riga, capitale de la Lettonie.
Les personnes LGBT de la région continuent à être victimes de discriminations et d''intolérance. Dans le passé, les participants à la Baltic Pride ont eu à faire face à des menaces pour leur sécurité et la marche a été menacée d'interdiction. Récemment la Commission sur la sécurité, l'ordre public et les questions de prévention de la corruption de la ville de Riga a proposé au Conseil municipal d'interdire la "propagande homosexuelle" dans la ville de Riga et a demandé aux organisateurs de la marche de retirer leur demande pour la Baltic Pride de 2012.
Amnesty International vous demande de faire en sorte que cette nouvelle Baltic Pride puisse se dérouler en toute sécurité en assurant aux manifestants une protection adéquate, dans un respect total de la liberté d'expression et de réunion pacifique.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma haute considération.
Imprimez et faites signer cette pétition! Cliquez ici.
Signer la pétition en ligne: cliquez ici
Pour célébrer la diversité et promouvoir les droits des personnes LGBT, les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles et transgenres (LGBT) des pays baltes font leur marche des Fiertés annuelle (Baltic Pride) le 2 juin prochain à Riga, capitale de la Lettonie.
Les personnes LGBT de la région continuent à être victimes de discriminations et d''intolérance. Dans le passé, les participants à la Baltic Pride ont eu à faire face à des menaces pour leur sécurité et la marche a été menacée d'interdiction. Récemment la Commission sur la sécurité, l'ordre public et les questions de prévention de la corruption de la ville de Riga a proposé au Conseil municipal d'interdire la "propagande homosexuelle" dans la ville de Riga et a demandé aux organisateurs de la marche de retirer leur demande pour la Baltic Pride de 2012.
Amnesty International vous demande de faire en sorte que cette nouvelle Baltic Pride puisse se dérouler en toute sécurité en assurant aux manifestants une protection adéquate, dans un respect total de la liberté d'expression et de réunion pacifique.
Veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l'expression de ma haute considération.
Imprimez et faites signer cette pétition! Cliquez ici.
Signer la pétition en ligne: cliquez ici
jeudi 12 avril 2012
Hongrie. Les autorités doivent lever l’interdiction qui pèse sur la Marche des fiertés 2012 (communiqué de presse)
Index AI : EUR 27/002/2012
AILRC-FR
10 avril 2012
Le 6 avril 2012, le chef de la police de Budapest a adopté une résolution interdisant le défilé des lesbiennes, gays et personnes bisexuelles et transgenres (LGBT), prévu le 7 juillet prochain.
Amnesty International craint que cette interdiction bafoue le droit des LBGT d’exercer leur liberté de réunion pacifique et d’expression sans discrimination.
Selon les informations dont elle dispose, les membres de la Fondation Mission Arc-en-ciel, qui organisent le défilé, se sont adressés aux autorités le 3 avril dernier pour enregistrer l’événement et le trajet. Ils ont l’intention de saisir le tribunal métropolitain de Budapest pour annuler la résolution prise par la police de la ville.
Cette résolution citait comme motif d’interdiction les conséquences négatives du défilé sur la circulation, qui ne pouvait pas être déviée. Elle soulignait également qu’en exerçant leur droit à la liberté de réunion pacifique, les manifestants limiteraient la liberté de mouvement des personnes ne participant pas à cet événement.
Bien que certains États restreignent le droit à la liberté de réunion pacifique et d’expression afin d’atteindre un objectif légitime au regard du droit international relatif aux droits humains, toute restriction doit être proportionnelle et nécessaire à la réalisation de cet objectif. Néanmoins, dans cette affaire, l’interdiction du défilé des LGBT n’est pas une restriction proportionnelle. Le trajet proposé par les organisateurs est régulièrement utilisé pour d’autres défilés et manifestations, comme ce fut le cas lors de ces dernières semaines. La perturbation de la circulation n’est pas une raison légitime pour restreindre le droit à la liberté de réunion pacifique et d’expression. La liberté de mouvement des personnes ne participant pas au défilé ne serait limitée que de façon partielle et temporaire.
Amnesty International appelle la police hongroise et le gouvernement à lever immédiatement l’interdiction qui pèse sur la Marche des fiertés, afin que les lesbiennes, les gays et les personnes et groupes bisexuels et transgenres puissent exercer leur droit à la liberté d’expression et de réunion pacifique sans discrimination, notamment par le biais de la coopération des autorités compétentes avec les organisateurs de l’événement, pour que ces derniers puissent préparer le défilé 2012 et y participer sans rencontrer d’obstacles ni être menacés.
Complément d’information
Le droit à la liberté de réunion pacifique et d’expression est reconnu par de nombreux traités relatifs aux droits humains, tels que le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, deux textes auxquels la Hongrie est partie.
Le droit international autorise les restrictions du droit à la liberté de réunion pacifique et d’expression uniquement dans la mesure où elles contribuent à la réalisation d’un objectif légitime, tel que la protection de la sécurité, de l’ordre, de la santé ou de la moralité publics, ou encore les droits fondamentaux et la liberté des autres, si elles sont proportionnelles et nécessaires à cette fin.
L’année dernière, la police de Budapest a interdit la Marche des fiertés, prévue le 11 février 2011, pour des motifs similaires à ceux de la résolution du 6 avril 2012. Le tribunal métropolitain de Budapest a finalement annulé cette interdiction après que les organisateurs de cet événement ont déposé un recours.
Voir aussi :
Hongrie. Les autorités doivent garantir la liberté de réunion pacifique et la non-discrimination des personnes LGBT (http://www.amnesty.org/fr/library/info/EUR27/002/2011/fr)
Hongrie. Un tribunal annule l’interdiction de la marche des fiertés 2011
(http://www.amnesty.org/fr/library/info/EUR27/002/2011/fr)
mardi 10 avril 2012
Albanie. Tous les membres du Parlement doivent soutenir la Marche des fiertés
Index AI : EUR 11/004/2012
AILRC-FR
28 mars 2012
Albanie. Tous les membres du Parlement doivent soutenir la Marche des fiertés
Le 28 mars 2012, Amnesty International a salué la décision du Premier ministre albanais de soutenir le premier événement en faveur des homosexuels en Albanie, qui doit avoir lieu le 17 avril prochain à Tirana.
L’annonce faite lundi 26 mars 2012 par le Premier ministre Sali Berisha, qui confirme le droit à la liberté d’expression et de réunion des lesbiennes, des gays et des personnes bisexuelles et transgenres (LGBT), fait suite aux déclarations homophobes et discriminatoires de plusieurs membres du gouvernement et députés de tous les partis.
Les militants LGBT n’ont pas prévu d’organiser un événement de grande ampleur le 17 avril prochain. Selon l’Assemblée rose, une organisation de défense des droits des LGBT, ils ont l’intention de hisser le drapeau arc-en-ciel, symbole des LGBT, à côté du drapeau albanais sur une grande place publique, avant de l’apporter au bureau du Premier ministre pour demander au gouvernement de faire davantage pour garantir le respect des droits des LGBT. L’Assemblée rose veut également célébrer la diversité et sensibiliser le public à ces droits.
Après que la Marche des fiertés a été annoncée, Ekrem Spahiu, vice-ministre de la Défense, a déclaré au cours d’un entretien accordé le 23 mars dernier au quotidien Gazeta Shqiptare : « La seule chose que j’ai à dire au sujet de cette Gay Pride, c’est qu’ils méritent le bâton. »
Les militants LGBT de l’Alliance contre la discrimination et de Pro-LGBT ont demandé que cet homme soit poursuivi. Amnesty International note que le 26 mars, ceux-ci ont déposé une plainte auprès du procureur du district de Tirana contre Ekrem Spahiu pour incitation à la haine, aux termes de l’article 266 du Code pénal. La responsable de la Commission antidiscrimination, Irma Baraku, a également réagi en engageant des poursuites ès qualités. Le bureau du médiateur a condamné ces propos au motif que de telles déclarations incitent à la haine et à la violence.
Quelque 48 organisations non gouvernementales et militants auraient exprimé leur soutien.
En février 2010, l’Albanie a adopté une loi antidiscrimination qui interdit notamment toute discrimination liée à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre. Par conséquent, aux termes de la législation nationale et internationale relative aux droits humains, ce pays a le devoir de respecter, protéger et assurer le droit de ne subir aucune discrimination de ce type.
La délégation de l’Union européenne qui s’est rendue en Albanie le 27 mars 2012 a rappelé aux autorités qu’elles s’étaient engagées à combattre la discrimination et a critiqué les propos d’Ekrem Spahiu car ils sont en contradiction avec l’instauration de politiques antidiscrimination et les libertés fondamentales garanties par l’UE.
Après la déclaration du vice-ministre de la Défense, le Parti du mouvement de la légalité, auquel cet homme appartient, a affirmé : « L’homosexualité est une déviance sexuelle, un vice, un malheur ou une malédiction qui ébranle nos valeurs nationales. » Le Parti démocratique chrétien et le Parti républicain se sont par la suite exprimés contre les relations et le mariage entre personnes du même sexe.
Dans le contexte de la Marche des fiertés, Amnesty International rappelle au gouvernement albanais qu’aux termes de la législation nationale et internationale, il est tenu de garantir le droit à la liberté de réunion, d’expression et d’association des lesbiennes, des gays et des personnes bisexuelles et transgenres et de ceux qui les soutiennent.
Les autorités albanaises doivent enquêter sans délai et efficacement sur toute menace aux droits des LGBT assimilable à une incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence envers les organisateurs ou les participants.
Amnesty International rappelle aux autorités albanaises qu’elles ont l’obligation d’assurer la protection et la sécurité des organisateurs de la Marche, ainsi que des participants. La police a le devoir d’évaluer la dangerosité potentielle des contre-manifestants. Des mesures de sécurité efficaces doivent être adoptées pour protéger les participants ; des effectifs de police suffisants doivent notamment être postés le long du parcours du défilé et aux environs.
AILRC-FR
28 mars 2012
Albanie. Tous les membres du Parlement doivent soutenir la Marche des fiertés
Le 28 mars 2012, Amnesty International a salué la décision du Premier ministre albanais de soutenir le premier événement en faveur des homosexuels en Albanie, qui doit avoir lieu le 17 avril prochain à Tirana.
L’annonce faite lundi 26 mars 2012 par le Premier ministre Sali Berisha, qui confirme le droit à la liberté d’expression et de réunion des lesbiennes, des gays et des personnes bisexuelles et transgenres (LGBT), fait suite aux déclarations homophobes et discriminatoires de plusieurs membres du gouvernement et députés de tous les partis.
Les militants LGBT n’ont pas prévu d’organiser un événement de grande ampleur le 17 avril prochain. Selon l’Assemblée rose, une organisation de défense des droits des LGBT, ils ont l’intention de hisser le drapeau arc-en-ciel, symbole des LGBT, à côté du drapeau albanais sur une grande place publique, avant de l’apporter au bureau du Premier ministre pour demander au gouvernement de faire davantage pour garantir le respect des droits des LGBT. L’Assemblée rose veut également célébrer la diversité et sensibiliser le public à ces droits.
Après que la Marche des fiertés a été annoncée, Ekrem Spahiu, vice-ministre de la Défense, a déclaré au cours d’un entretien accordé le 23 mars dernier au quotidien Gazeta Shqiptare : « La seule chose que j’ai à dire au sujet de cette Gay Pride, c’est qu’ils méritent le bâton. »
Les militants LGBT de l’Alliance contre la discrimination et de Pro-LGBT ont demandé que cet homme soit poursuivi. Amnesty International note que le 26 mars, ceux-ci ont déposé une plainte auprès du procureur du district de Tirana contre Ekrem Spahiu pour incitation à la haine, aux termes de l’article 266 du Code pénal. La responsable de la Commission antidiscrimination, Irma Baraku, a également réagi en engageant des poursuites ès qualités. Le bureau du médiateur a condamné ces propos au motif que de telles déclarations incitent à la haine et à la violence.
Quelque 48 organisations non gouvernementales et militants auraient exprimé leur soutien.
En février 2010, l’Albanie a adopté une loi antidiscrimination qui interdit notamment toute discrimination liée à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre. Par conséquent, aux termes de la législation nationale et internationale relative aux droits humains, ce pays a le devoir de respecter, protéger et assurer le droit de ne subir aucune discrimination de ce type.
La délégation de l’Union européenne qui s’est rendue en Albanie le 27 mars 2012 a rappelé aux autorités qu’elles s’étaient engagées à combattre la discrimination et a critiqué les propos d’Ekrem Spahiu car ils sont en contradiction avec l’instauration de politiques antidiscrimination et les libertés fondamentales garanties par l’UE.
Après la déclaration du vice-ministre de la Défense, le Parti du mouvement de la légalité, auquel cet homme appartient, a affirmé : « L’homosexualité est une déviance sexuelle, un vice, un malheur ou une malédiction qui ébranle nos valeurs nationales. » Le Parti démocratique chrétien et le Parti républicain se sont par la suite exprimés contre les relations et le mariage entre personnes du même sexe.
Dans le contexte de la Marche des fiertés, Amnesty International rappelle au gouvernement albanais qu’aux termes de la législation nationale et internationale, il est tenu de garantir le droit à la liberté de réunion, d’expression et d’association des lesbiennes, des gays et des personnes bisexuelles et transgenres et de ceux qui les soutiennent.
Les autorités albanaises doivent enquêter sans délai et efficacement sur toute menace aux droits des LGBT assimilable à une incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence envers les organisateurs ou les participants.
Amnesty International rappelle aux autorités albanaises qu’elles ont l’obligation d’assurer la protection et la sécurité des organisateurs de la Marche, ainsi que des participants. La police a le devoir d’évaluer la dangerosité potentielle des contre-manifestants. Des mesures de sécurité efficaces doivent être adoptées pour protéger les participants ; des effectifs de police suffisants doivent notamment être postés le long du parcours du défilé et aux environs.
mardi 27 mars 2012
lundi 19 mars 2012
Meurtres en Irak (communiqué de presse)
Portrait d'un jeune Irakien, tué sauvagement pour son look "emo".
Iraq: Investigate ‘Emo’ Attacks
Press release
16 March 2012
Iraq: Investigate ‘Emo’ Attacks
AI Index: PRE01/141/2012
The government of Iraq should immediately investigate and bring to justice those responsible for a targeted campaign of intimidation and violence against Iraqi youth seen as belonging to the non-conformist “emo” subculture, Amnesty International, Human Rights Watch, and the International Gay and Lesbian Human Rights Commission said today. The attacks have created an atmosphere of terror among those who see themselves as potential victims.
On March 8, 2012, the Interior Ministry, in an official statement, dismissed reports by local activists and media of a campaign against those seen as emo. The ministry said the reports were “fabricated” and “groundless,” and that it would take action against people who were trying “to highlight this issue and build it out of proportion.” An official ministry statement, on February 13, that characterized emo culture as “Satanist” cast doubt on the government’s willingness to protect vulnerable youth, the international rights groups said.
“The government has contributed to an atmosphere of fear and panic fostered by acts of violence against emos,” said Joe Stork, deputy Middle East director at Human Rights Watch. “Instead of claiming that the accounts are fabricated, Iraqi authorities need to set up a transparent and independent inquiry to address the crisis.”
The campaign’s victims appear to represent a cross-section of people seen locally as non-conformists. They include people suspected of homosexual conduct, but also people with distinctive hairstyles, clothes, or musical taste. In English, “emo” is short for “emotional,” referring to self-identified teens and young adults who listen to alternative rock music, often dress in black, close-fitting clothes, and cut their hair in unconventional ways. People perceived to be gay, lesbian, transgender or effeminate are particularly vulnerable.
Iraqi human rights activists told the three organizations that in early February, signs and fliers appeared in the Baghdad neighbourhoods of Sadr City, al-Hababiya and Hay al-‘Amal that threatened people by name with “the wrath of god” unless they cropped their hair short, gave up wearing so-called “satanic clothing” - styles critics associate with emos, metal music, and rap, hid their tattoos, and “maintained complete manhood.” Other names appeared on similar posters in different neighbourhoods.
One such sign, seen by the international rights groups, was posted on a wall in Sadr City, and read, “In the name of God the compassionate, the merciful, we warn every male and female in the strongest terms to stop their dirty deeds in four days before the wrath of God strikes them through the hands of mujahedin.” This poster listed 33 names and was decorated with images of two handguns.
Since February, the three international rights groups have received information from local human rights groups, community activists and media about numerous deaths of youth. Some local media reports have put the death toll as high as several dozen. The international rights groups have not been able to confirm that people have been killed as part of an organized campaign.
A 26-year old man from Mosul told the rights groups that unknown assailants killed two members of his heavy metal band on March 8 because of their appearance. He said, “We don’t know who is behind this now, but for a long time, people have been accusing us of being Satanists. So this is not new, but now it has become murderous.”
While it is unclear who is behind the attacks and intimidation, Iraqi media reports have fuelled the campaign by characterizing what they call the “emerging emo phenomenon,” as Satanists, vampires, immoral and un-Islamic, the groups said. Some clerics and politicians have also contributed to the demonization of emo youth. On March 10, the Shia cleric Muqtada al-Sadr called emos “crazy fools” and a “lesion on the Muslim community” in an online statement, but also maintained that they should be dealt with “within the law.”
Documents received by the international rights groups indicate that the Education Ministry in August 2011 circulated a memo that recommended schools curb the spread of emo culture, which it called “an infiltrated phenomenon in our society.”
The Interior Ministry’s February 13 statement on its website characterized emos as “Satanists” who constitute a danger to Iraqi society. The statement also indicated that the ministry was seeking approval from the Education Ministry for “an integrated plan that would let them [police] enter all the schools in the capital.” On February 29, the Interior Ministry released another statement in which it announced a campaign against emo culture in Baghdad, particularly in the Khadimiya neighbourhood, where they identified one shop that sold “emo clothing and accessories.”
After widespread media coverage of the violence and intimidation against emos, the Interior Ministry toned down its language in the March 8 statement, warning “radical and extremist groups attempting to stand as protectors for morals and religious traditions from any conduct against people based on a fashion, dress or haircut.” The ministry denied that any emos had been killed and threatened “necessary legal actions against those who try to highlight this issue and build it out of proportion.”
On March 14, security forces in Baghdad detained for three hours the film crew of Russia Today’s Arabic TV channel, Rusiya al-Yaum, as they tried to film a segment related to the attacks on emos. Security forces confiscated their footage even though the channel had a permit to film in downtown Baghdad.
A report by Al-Sharqiya TV on March 7 said that men in civilian clothes brutally beat two young women in public in al-Mansour district because of their “fashionable clothing.”
People perceived to be gay, lesbian, transgender and effeminate men told the rights groups that they feel particularly vulnerable. In 2009, Amnesty International, Human Rights Watch and IGLHRC documented a pattern of torture and murder by Iraqi militias against men suspected of same-sex conduct or of not being "manly" enough. Iraqi authorities did nothing to stop those killings. Iraqis perceived to be gay, lesbian or transgender live in fear because of the atrocities committed as part of the 2009 campaign. Many members of the community have gone underground.
A 22 year-old gay man in Baghdad told the international rights groups that anonymous callers made death threats on his phone on March 11. The callers described a friend of his whom they had kidnapped and brutally beaten days earlier, saying that was how they got his number. They told him that he would be next. He has since cut his hair and does not leave his house for fear of being targeted.
“When the news started spreading about emos, the threats and violence against gays increased,” he said. “They are grouping us all together, anyone who is different in any way, and we are very easy targets.”
On March 15 the Iraqi Refugee Assistance Project, a non-profit organization that provides legal assistance and safe passage to Iraqis facing severe persecution, told Human Rights Watch that in the past week it had conducted interviews with 23 young Iraqis, most of whom had cut their hair short and were in hiding after receiving death threats and harassment because they were perceived to belong to the emo or LGBT communities. The interviewees also reported that 10 others perceived to be in those communities had been killed since mid-February.
“The Iraqi Ministry of Interior’s inaction and denial of the ongoing campaign to punish people seen as non-conformists threatens everyone who is different, including those who defy traditional notions of gender and sexuality,” said Jessica Stern, director of programs at IGLHRC. "The government needs to ensure the safety of all Iraqis, not amplify the threats against those already being targeted."
Unlike the 2009 killings, the recent campaign has generated strong condemnation within Iraq. A statement by Ayatollah Ali Sistani, a leading Shia spiritual leader, who referred to the targeted killings of emo youth in Iraq as a threat to the nation’s peace and order, was a positive development, the groups said. According to Ayatollah Sistani's representative in Baghdad, Shaikh Abd al-Rahim al-Rikabi, "those targeted killings are terrorist acts."
On March 8, several members of the Iraqi parliament demanded a police investigation into the killings and unequivocally condemned the violence. The parliament speaker, Usama Najaifi, said in March 13 statement that the “phenomena of assassinating some young people – those who are described as Emo – by some groups in the name of reforming society, entrenches a culture of violence and terror … and a violation of law and a crime.”
“At best the response of the Iraqi Interior Ministry is completely inadequate, at worst it condones the violence against emo youth,” said Hassiba Hadj Sahraoui, Deputy Middle East and North Africa Director at Amnesty International. “Iraqi authorities should unequivocally condemn the attacks, investigate any killings and protect anyone in danger.”
For more information, please contact:
Amnesty International:
Said Boumedouha is available for interview in English or Arabic: +44 (0) 20 7413 5566 or press@amnesty.org
Human Rights Watch:
In Beirut, Rasha Moumneh (English, Arabic): +961-71-323484 (mobile); or moumner@hrw.org
In Toronto, Samer Muscati (English): +1-647-977-4543; or muscats@hrw.org
In Washington DC, Joe Stork (English): +1-202-612-4327; or +1-202-299-4925 (mobile); or storkj@hrw.org
In Amsterdam, Boris Dittrich (Dutch, English, German): +1-917-535-3863 (mobile); or dittrib@hrw.org
International Gay and Lesbian Human Rights Commission:
In New York, Jessica Stern (English): +1 917 355 3262; or jstern@iglhrc.org
Region Middle East And North Africa
Country Iraq
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