mercredi 1 novembre 2017

Acxtion urgente Russie (complément)

FÉDÉRATION DE RUSSIE:  UNE MILITANTE A ÉTÉ RECONNUE COUPABLE DE
« PROPAGANDE HOMOSEXUELLE »

Le 18 octobre, une magistrate de Samara (Russie) a reconnu Evdokia Romanova coupable de diffusion de « propagande homosexuelle » parce qu’elle a partagé des liens vers des articles sur les LGBTI sur les réseaux sociaux, et lui a imposé une amende de 50 000 roubles. Evdokia Romanova fera appel de cette décision. La condamnation prononcée contre Evdokia Romanova découle uniquement de l'exercice pacifique de son droit à la liberté d'expression et doit être immédiatement annulée.

Le 18 octobre, une magistrate de Samara a reconnu Evdokia Romanova coupable de diffusion de « promotion des relations sexuelles non-traditionnelles auprès des mineurs utilisant Internet », au titre de l’article 6.21, paragraphe 2, du Code des infractions administratives, et lui a imposé une amende de 50 000 roubles. L’audience a duré environ cinq heures et s’est déroulée à huis clos, ce qui contrevient au droit à un procès équitable, qui comprend le droit à une audience publique.

L’audience a également soulevé un certain nombre de préoccupations quant à son impartialité. Selon Evdokia Romanova, la magistrate a annoncé que sa décision avait été prise avant la fin de la procédure. Lors de l’audience, la police n’a présenté aucun élément prouvant clairement qu’Evdokia Romanova avait commis une « infraction » et a eu des difficulté à définir ce qu’était la « propagande ». Au cours de l’audience, il est également apparu que des policiers du département local de lutte contre l’extrémisme observaient Evdokia Romanova et surveillaient ses réseaux sociaux depuis quatre ans.

Evdokia Romanova et son avocat feront appel de la décision.

Pour en savoir plus et pour agir, cliquez ici

mardi 10 octobre 2017

L'Afrique du Sud doit lutter contre les violences liées au genre et les violences policières

AMNESTY INTERNATIONAL
DÉCLARATION PUBLIQUE
Index AI : AFR 53/7228/2017
AILRC-FR
4 octobre 2017

L'Afrique du Sud doit lutter contre les violences liées au genre et les violences policières

Le Conseil des droits de l’homme adopte les conclusions de l’Examen périodique universel sur l’Afrique du Sud


Amnesty International a régulièrement exprimé des préoccupations quant aux taux élevés de violences liées au genre en Afrique du Sud, y compris d’agressions brutales fondées sur l'orientation sexuelle ou sur l'identité de genre des victimes. L'organisation souligne la nécessité d'établir un plan stratégique national destiné à lutter contre les violences liées au genre, et d’améliorer de toute urgence les taux de condamnation afin que justice soit rendue aux victimes. Elle note avec satisfaction l'engagement qu’a pris l'Afrique du Sud d’améliorer l'accès aux services liés au VIH et aux services de santé maternelle et d’éradiquer le problème des inégalités généralisées, tout en relevant que les femmes et les filles marginalisées rencontrent toujours des difficultés pour accéder à des services d'avortement sécurisé.

Plusieurs États se sont dits inquiets de l'utilisation excessive de la force par la police, et nous accueillons favorablement le fait que l'Afrique du Sud ait accepté certaines des recommandations l’invitant à réduire l'usage excessif de la force, notamment par la formation de la police et le renforcement de ses capacités. Amnesty International est préoccupée par des informations émanant de la Direction indépendante d’enquête sur la police et faisant état de 61 cas de torture, de 25 cas de viol commis par des policiers en service et de 1 857 cas d'agression, sur une période de six mois en 2016. 

Amnesty International salue l’adoption par l'Afrique du Sud de la Loi sur la prévention et la lutte contre la torture des personnes, et le fait qu’elle ait accepté les recommandations l’engageant à ratifier le Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. L'organisation prend acte des mesures prises par le gouvernement en vue de la mise en place d’un mécanisme national de prévention. 

Amnesty International déplore cependant que plus de cinq ans après que la police sud-africaine a fait 34 morts et plus de 70 blessés parmi des travailleurs des mines en grève à Marikana, les victimes et leurs familles attendent toujours que justice soit rendue. L'organisation demande instamment au gouvernement de faire le nécessaire pour que les responsables présumés de ces décès et de ces blessures rendent pleinement compte de leurs actes, et d'accélérer l’octroi de réparations aux victimes et à leurs familles.

Complément d’information

Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a adopté les conclusions de l’Examen périodique universel sur l’Afrique du Sud le 22 septembre 2017, lors de sa 36e session. Avant l’approbation du rapport correspondant à cet examen, Amnesty International a fait la déclaration orale ci-dessus. Amnesty International a également publié un document exposant certaines de ses préoccupations en matière de droits humains avant l'examen de l'Afrique du Sud (https://www.amnesty.org/en/documents/afr53/5458/2017/en/).

mercredi 4 octobre 2017

Action urgente Azerbaïdjan

AZERBAIDJAN : À BAKOU, LES PERSONNES LGBTI SONT VICTIMES D’UNE VAGUE DE RAIDS ET D’ARRESTATIONS

Le 22 septembre, la police azerbaïdjanaise a effectué de nombreux raids visant des personnes lesbiennes, gays, bisexuel.le.s, transgenres et intersexuées (LGBTI) à Bakou, arrêtant plus de 100 personnes. Si certaines ont été libérées, au moins 48 ont été placées en détention administrative pour des périodes de 10 à 20 jours, soi-disant pour avoir résisté aux ordres de la police. Les personnes détenues n'ont pas pu consulter l'avocat.e de leur choix et certaines affirment avoir subi des mauvais traitements aux mains de la police.

Plus de 100 personnes LGBTI ont été arrêtées par la police dans des lieux publics et placées en détention le 22 septembre. Si certaines ont été libérées, au moins 48 – dont l'identité est connue d'Amnesty International – ont été condamnées à des peines allant de 10 à 20 jours de détention administrative. Elles ont été accusées d'avoir résisté aux ordres légitimes de la police et déclarées coupables sur la base des allégations de la police, sans aucune autre preuve. Lors d’audiences sommaires, les personnes détenues ont été privées des garanties d’équité, et se sont vus refuser la possibilité de consulter l'avocat.e de leur choix et attribuer des avocat.e.s commis.e d'office. Les personnes affirment avoir été frappées par la police et avoir subi d'autres mauvais traitements pendant leur garde à vue.

Pour en savoir plus et pour agir, cliquez ici

vendredi 29 septembre 2017

Action Urgente Russie

RUSSIE : UNE MILITANTE LGBT INCULPÉE DE PROPAGANDE HOMOSEXUELLE

Evdokia Romanova, militante LBGT de Samara, en Russie, a été inculpée de « propagande homosexuelle » le 26 juillet pour avoir publié des liens vers le site Web international de la Youth Coalition for Sexual Reproductive Rights et vers des articles promouvant l'égalité des LBGT (lesbiennes, gays, bisexuels et transgenres). Elle comparaîtra en justice le 18 septembre.

Le 26 juillet, la militante LGBT Evdokia Romanova, membre active de la Youth Coalition for Sexual and Reproductive Rights (YCSRR) de Samara, en Russie centrale, a été convoquée au poste de police local à titre de témoin dans une autre affaire sur laquelle la police enquêtait. Lorsqu'elle est
arrivée au poste, elle a été interrogée et inculpée au titre de l'article 6.21, paragraphe 2, du Code des infractions administratives pour « promotion des relations sexuelles non-traditionnelles auprès des mineurs utilisant Internet ». Elle comparaîtra en justice le 18 septembre. Si elle est déclarée coupable,
elle encourt une amende de 100 000 roubles russes (1 460 euros environ).

Pour en savoir plus, pour savoir comment agir (avec un modèle de lettre), cliquez ici.

mercredi 13 septembre 2017

Bilan de la participation Amnestienne aux marches des fiertés 2017

Comme chaque année Amnesty a participé à de nombreuses marchés des fiertés un peu partout en France. Nous vous proposons un petit bilan, en petits mots et en image.

Pour ľensemble du bilan, cliquez ici 

mardi 12 septembre 2017

Égalité devant le mariage : l'Australie doit voter maintenant pour le oui

septembre 2017
Égalité devant le mariage : l'Australie doit voter maintenant pour le oui

« L'égalité en matière de mariage est une question qui relève des droits humains. Amnesty International Australie souhaitait qu'un vote ait lieu au Parlement afin d'instituer l'égalité devant le mariage dans le pays. Toutefois, la Haute Cour australienne vient de confirmer la tenue d’une consultation par correspondance, et nous appelons tous les Australiens qui croient en l'équité, en la famille, en l'égalité et en l'amour de veiller à bien renvoyer le formulaire en votant « oui ». Nous les encourageons en outre à veiller à ce que toutes les personnes de leur entourage fassent de même. Votons oui maintenant, a déclaré Naomi Vaughan, coordinatrice de la campagne pour l'égalité devant le mariage à Amnesty International Australie.

« Les lesbiennes, les gays et les personnes bisexuelles et transgenres australiens attendent depuis trop longtemps déjà que leur union avec la personne qu'ils aiment soit traitée avec dignité et respect. Faisons de 2017 l'année où le gouvernement réforme enfin la Loi relative au mariage, afin que les Australiens rejoignent le milliard de personnes à travers le monde qui vivent dans des pays respectant et protégeant l'égalité devant le mariage. »

Pour en savoir plus et pour organiser une interview, veuillez contacter Michelle Dunne Breen : michelle.dunnebreen@amnesty.org.au ou +612 422 869 439.

Complément d’information

Les sondages montrent de façon persistante que les deux tiers des électeurs australiens sont favorables à l'égalité devant le mariage (voir les statistiques plus bas).

Amnesty International Australie mène campagne depuis plusieurs mois pour qu'un vote ait lieu au Parlement afin d'instaurer l'égalité devant le mariage. Les militants d'Amnesty International Australie ont mené à cette fin un travail de pression auprès de leurs parlementaires par téléphone, par courriel et avec des pétitions en ligne.

Le gouvernement fédéral dirigé par le Premier ministre Malcolm Turnbull a refusé de présenter un projet de loi sur l'égalité devant le mariage, et proposé à la place un plébiscite pour honorer une promesse de campagne. La proposition de plébiscite a toutefois été rejetée par le Parlement à deux reprises, les députés et les sénateurs étant en faveur d'un vote au Parlement.

Le gouvernement a en conséquence choisi d'organiser une « consultation  par correspondance » non obligatoire et non contraignante pour prendre la température de l'opinion publique sur cette question, qui sera menée par le Bureau australien des statistiques.

Il est prévu qu'il envoie des formulaires de vote à toutes les personnes inscrites sur les listes électorales. Or, comme les personnes âgées de 16 et 17 ans peuvent elles aussi figurer sur les listes électorales, le gouvernement s'est efforcé d'exclure cette tranche d'âge pour ce plébiscite. Cette mesure fait l'objet d'une action en justice engagée par le jeune Cameron Warasta, âgé de 17 ans (voir https://www.theguardian.com/australia-news/2017/aug/23/schoolboy-17-lodges-discrimination-complaint-over-same-sex-marriage-survey)

Lors de l'annonce de ce plébiscite, quelque 250 000 jeunes gens avaient ainsi disparu des listes électorales. Amnesty International Australie et d'autres organisations ont donc mené campagne pour que les jeunes, notamment, puissent s'enregistrer pour voter. Amnesty International Australie a ainsi soutenu l'initiative de silence médiatique organisée par des sites d'information destinés aux jeunes (voir https://www.amnesty.org.au/marriage-equality-media-disruption-signals-youth-vote-vital/) : pendant un certain temps, plusieurs sites de médias pour les jeunes de premier plan ont détourné leur trafic vers le site Internet de la Commission électorale australienne, avec un message adressé aux jeunes pour les encourager à s'enregistrer pour voter.

Les listes électorales ont été closes le mois dernier, et 90 000 nouvelles inscriptions avaient été reçues, dont 50 000 au cours des cinq derniers jours. Près de 165 000 transactions supplémentaires étaient en attente de traitement (un nombre indéterminé d'entre elles pourraient n'être qu'une simple mise à jour d'adresse). Le lendemain de la clôture des listes électorales, Amnesty International Australie a soutenu l'initiative « Wear It Purple Day » (la journée Portez du violet) organisée en solidarité avec les jeunes LGBTQI blessés par le débat public sur la validité de leurs relations. Ainsi, des membres du personnel, des bénévoles et des militants ont tweeté des messages de soutien en joignant des photos d'eux portant du violet.

Les formulaires de vote doivent être envoyés par la poste aux destinataires le 12 septembre. On s'attend à ce que la plupart des gens renvoient leur formulaire au cours des premiers jours qui suivront, et Amnesty International Australie va donc intensifier la campagne pour le oui d'ici-là. Cela va se faire sous différentes formes, y compris avec la participation à des coalitions telles que NGOs for Yes et Australian Marriage Equality.

Cette semaine, la légalité du plébiscite par correspondance a été contestée lors de deux audiences devant la Haute Cour australienne. La Haute Cour australienne a décidé à l'unanimité (voir https://www.theguardian.com/australia-news/2017/sep/07/same-sex-marriage-postal-survey-is-lawful-high-court-finds) que la consultation par correspondance – c'est ainsi qu'on désigne à présent cette procédure – pouvait avoir lieu. En conséquence, Amnesty International Australie mène campagne pour le oui.

Statistiques marquantes

·         1 milliard de personnes vivent dans des États qui protègent le droit à l'égalité devant le mariage

·         21 pays ont adopté des lois instaurant l'égalité devant le mariage

·         Le mariage entre personnes du même sexe est déjà reconnu (mais pas appliqué) en Tasmanie, dans le Queensland et en Nouvelle-Galles du Sud.

·         Les 2/3 des Australiens soutiennent l'égalité devant le mariage

·         59 % des chrétiens la soutiennent

·         75 % des fidèles d'autres religions la soutiennent

·         81 % des personnes athées la soutiennent

·         81 % des jeunes Australiens (18 à 24 ans) la soutiennent (Source : étude Crosby/Textor réalisée en 2014)

lundi 11 septembre 2017

Pétition Grèce

GRÈCE : LA NOUVELLE LÉGISLATION DOIT PROTÉGER LES DROITS DES PERSONNES TRANSGENRES

Jusqu'au 30.09.2017
Après des années de discrimination, les personnes transgenres en Grèce attendent désespérément une réforme de la loi permettant de changer l’état-civil sans porter atteinte au droit à la vie privée. Le projet de loi actuellement en discussion doit encore être renforcé car il comporte des restrictions inadmissibles liées à l’âge, l’apparence physique et au statut matrimonial.
Il est encore temps de changer cela. Le projet de loi doit être débattu au Parlement, et des militant.e.s en Grèce font pression pour que des modifications soient apportées. Mais votre aide est nécessaire !
Dites au ministre grec de la justice, de la transparence et des droits humains, et aux parlementaires qu’ils ne doivent pas passer à côté d’une occasion de mener correctement cette réforme, SIGNEZ

Pour en savoir plus et signer la petition, cliquez ici