mardi 16 novembre 2010

Action urgente

ARABIE SAOUDITE : UN HOMME CONDAMNÉ POUR HOMOSEXUALITÉ

Un Saoudien de 27 ans a, semble-t-il, été condamné à 500 coups de fouet et à cinq ans d’emprisonnement par un tribunal de Djedda pour homosexualité et d’autres infractions pénales. Il purgeait déjà une peine d’un an de prison car il avait été reconnu coupable en début d’année d’homosexualité et de diverses infractions dans le cadre d’une autre affaire.
Selon la presse, cet homme – dont Amnesty International ignore l’identité – aurait été condamné ces derniers jours par un tribunal de Djedda à cinq ans d’emprisonnement, à 500 coups de fouet et à une amende de 50 000 riyals saoudiens (environ 9 500 euros) pour homosexualité ainsi que pour d’autres infractions pénales comme le travestissement en femme et la possession de vidéos pornographiques.

Il aurait été condamné après être prétendument apparu dans une vidéo diffusée sur Internet, où il était habillé en femme et parlait de sexe. Cette séquence a, semble-t-il, été tournée devant la prison de Briman, à Djedda, où il purgeait déjà une peine d’un an d’emprisonnement. Cependant, l’administration pénitentiaire aurait nié ces allégations.
La première condamnation de cet homme a été prononcée en mars 2010 pour homosexualité – considérée en Arabie saoudite comme une infraction pénale. Celui-ci a également été reconnu coupable de s’être fait passer pour un policier et d’avoir commis une infraction liée à la « sécurité générale ». Il a été condamné à 1 000 coups de fouet et à une amende de 5 000 riyals saoudiens (environ 730 euros). Il avait été arrêté par le Comité pour la propagation de la vertu et la prévention du vice (police religieuse dont les membres sont appelés les mutawaeen) en janvier car il apparaissait prétendument dans une vidéo où il portait un uniforme de policier et flirtait avec l’homme qui le filmait.
Par ailleurs, il aurait déjà été jugé pour homosexualité ces dernières années. Il avait alors été condamné à un suivi psychologique et à mémoriser un chapitre du Coran. Amnesty International ignore si les peines de flagellation auxquelles il a été condamné en mars et novembre 2010 lui ont été infligées.

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