dimanche 19 avril 2020

MADAGASCAR : DOMOINA RANABOSOA LIBEREE PROVISOIREMENT

Domoina Ranabosoa qui était  en détention provisoire dans des conditions inhumaines à la prison d’Antanimora, à Madagascar, depuis le 10 mars, inculpée de «détournement de mineur de moins de 21 ans» en raison de sa relation homosexuelle avec sa compagne, âgée de 19 ans a été libérée le 7 avril 2020.

Les charges pesant contre elle sont maintenues. Amnesty International appelle les autorités judiciaires à abandonner immédiatement et sans condition les poursuites engagées à son encontre, car la loi à l’origine de cette inculpation est discriminatoire envers les personnes LGBTI.

PASSEZ À L’ACTION : ENVOYEZ UN APPEL EN UTILISANT VOS PROPRES MOTS OU EN VOUS INSPIRANT DU MODÈLE DE LETTRE CI-DESSOUS :
Monsieur le Président de la République de Madagascar
Andry Rajoelina
Palais d’État Iavoloha
102 Iavoloha
Antananarivo
Madagascar
Courriel : secretariat.prmdpe@gmail.com


Ambassade de Madagascar
4 avenue Raphaël  -  75016 Paris
Fax : 01.45.03.58.70
Courriel :


Tarifs postaux pour  Madagascar :

Lettre internationale (20 g) : 1,40 €



Monsieur le Président,


J’ai appris avec soulagement que Domoina Ranabosoa avait été libérée provisoirement de la prison d’Antanimora le 7 avril, mais je déplore que les accusations arbitraires de détournement de mineur sur la personne de sa compagne, âgée de 19 ans, qui découlent de dispositions discriminatoires, n’aient pas été abandonnées.
Amnesty International estime que la législation à l’origine de son inculpation doit être abrogée, car elle est discriminatoire envers les personnes LGBTI. Les relations entre personnes de même sexe ne devraient jamais être passibles de poursuites pénales.

Je vous demande donc, ainsi qu’aux autorités compétentes :

•           d’abandonner immédiatement et sans condition toutes les charges pesant sur Domoina Ranabosoa ;

•           d’abroger l’article 331 du Code pénal, qui est discriminatoire et dispose que les rapports homosexuels consentis avant l’âge de 21 ans sont considérés comme un « détournement de mineur » et sévèrement punis ;

•           de veiller à ce que la protection de la population carcérale soit une priorité dans la lutte contre le COVID-19, en envisageant notamment d’accorder une libération conditionnelle aux personnes en détention provisoire et, plus généralement, à tous les détenus qui ne représentent pas une menace pour la sécurité publique, ainsi qu’à ceux que leur état de santé rend particulièrement vulnérables, comme les personnes âgées ou en mauvaise santé. Pour les autres personnes incarcérées, si les visites avec contact sont restreintes en raison des mesures de prévention du COVID-19, elles doivent être remplacées par d’autres moyens de communication – téléphone, appel vidéo ou courriel, par exemple.

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l’expression de ma haute considération. 

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